La fintech, concept issu de la combinaison de la finance et de la technologie, est un phénomène relativement récent de startups commerciales qui cherchent à transformer l’industrie financière. Selon le Forum économique mondial (World Economic Forum), elle comprend toutes les solutions en ligne ou mobiles pour les paiements, les assurances, les transferts, les investissements, les instruments comptables et le crédit, entre autres services.

Les investissements dans les entreprises de technologie financière ont augmenté de 2000 % au cours des années 2010, selon une étude menée par Accenture. Un autre rapport du même cabinet de conseil et du Partnership Fund for New York City indique que les investissements privés mondiaux dans ce segment ont triplé entre 2010 et 2015, passant de 928 millions de dollars à près de 3 milliards de dollars, et qu’ils devraient atteindre 10 milliards de dollars d’ici 2020.

La croissance explosive de ces entreprises s’explique, en partie, par les avantages comparatifs par rapport au système financier traditionnel : coûts faibles, taux de commission réduits et accès depuis n’importe où dans le monde ; la connexion Internet est la seule chose requise. Les Millennials sont les plus grands utilisateurs de la technologie mobile et, selon Accenture, les jeunes sont deux fois plus susceptibles que leurs aînés de se tourner vers une banque sans succursale physique ou de recourir à des entreprises technologiques offrant des services bancaires.

D’autre part, le secteur financier a reconnu la nécessité d’intégrer l’innovation dans ses processus et produits commerciaux et dans ses stratégies pour capter et conserver les clients. De nombreux investisseurs s’intéressent également aux Fintech. La créativité et les accélérateurs d’idées contribuent également à l’expansion de nombreuses petites entreprises qui modifient la forme des services financiers grâce à l’utilisation de la technologie.

Ce phénomène n’est pas exclusif aux États-Unis, à l’Europe ou à l’Asie, bien que l’Europe soit le marché où ces investissements se développent le plus. Les pays qui sont en tête sont le Royaume-Uni, les États-Unis et le Canada ; l’Amérique latine et les Caraïbes sont également un terrain fertile pour ce type de startups.

Exemples d’entreprises Fintech :

  • Kantox : Avec des sièges à Londres et en Espagne, elle propose un service de change de devises entre entreprises (peer to peer), c’est-à-dire sans intermédiation bancaire, via sa plateforme en ligne. Elle a bénéficié d’un gros coup de pouce financier à travers différents tours d’investissement, récoltant 6,4 millions d’euros.
  • Cashually : Grâce à cette application mobile, les gens peuvent payer ou se faire payer par leurs amis de manière plus simple, gratuite et rapide en envoyant un SMS.
  • Paytouch : Une méthode de paiement qui introduit la biométrie comme mesure de sécurité, avec une détection des empreintes digitales qui contrôle le pouls et ne lit pas les photos des doigts.
  • Increasecard : Développe des produits et services qui permettent aux propriétaires d’entreprises de contrôler, comprendre et gérer les encaissements par carte de crédit. Les émetteurs de cartes de crédit ont différentes dates pour placer les coupons au crédit et cet outil leur permet de gérer automatiquement chaque transaction.
  • Ibillionaire : Il s’agit d’une plateforme qui permet de suivre les portefeuilles d’investissement des références les plus renommées au monde, comme Warren Buffett ou George Soros.
  • Afluenta : C’est un site de finance collaborative, autrement dit de prêt à la consommation entre particuliers. Il est né en Argentine et s’est étendu au Pérou, au Chili, au Mexique, à la Colombie et au Brésil.
    Les défis à venir

Bien que les entreprises Fintech attirent déjà l’attention des investisseurs, elles ont encore deux grandes difficultés à surmonter. La première est liée aux réglementations et au cadre juridique de chaque pays, qui, bien souvent, ne favorisent pas la mise en œuvre de nouvelles façons de faire. La seconde est la résistance des institutions à innover, car elles pensent que la prévention de la fraude peut être violée.

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