La fraude au virement concerne toutes les entreprises, de toute taille et de tout secteur d’activité. Depuis la crise du Covid-19 et la généralisation du télétravail, elle est de plus en plus fréquente, tandis que les fraudeurs recourent à des méthodes toujours plus sophistiquées.   

De quoi s’agit-il exactement, et comment s’en protéger ?

La fraude au virement, une réalité pour les directions financières

Selon l’étude Trustpair Les entreprises face à la fraude au virement, 95% des répondants ont subi au moins une tentative de fraude en 2021, et 3 fraudes sur 4 ont abouti. La fraude au virement se place en tête des fraudes les plus répandues, suivie par la fraude au faux fournisseur et le phishing.

Ce sont les grandes entreprises qui sont les plus touchées : ainsi, 77% des entreprises dont le chiffre d’affaires est compris entre 50 et 100 millions d’euros ont subi au moins une tentative de fraude en 2022 selon une étude Allianz Trade et DFCG. Un pourcentage qui grimpe à 91% pour les entreprises dont le chiffre d’affaires est supérieur à 100 millions d’euros ! 

Pour les entreprises touchées, les dommages sont importants : pertes financières, réputation ternie, perte de confiance des clients et parties prenantes… En effet, lorsqu’une entreprise est victime de fraude, c’est aussi son image de marque qui est atteinte. 

 
Des exemples ? Récemment, une entreprise du Val d’Oise a été victime d’une fraude au RIB pour un montant de 240 000 dollars, tandis qu’une société de production basée à Paris a été extorquée de plusieurs millions d’euros suite à une fraude au président.

Quelles sont les différents types de fraude ?

Les fraudes peuvent prendre plusieurs formes différentes, et relèvent dans la plupart des cas d’une usurpation d’identité. Autrement dit, d’un vol d’identité interne à l’entreprise, ou faisant partie d’une entreprise tierce pour extorquer des fonds à l’entreprise cible. Voici les plus courantes : 

  • La fraude au président : cette fraude consiste pour le fraudeur à contacter une entreprise en se faisant passer pour le président d’une société et à demander un virement en urgence, en prenant un prétexte quelconque. 
  • La fraude au fournisseur : variante de la fraude au président, cette technique consiste pour le fraudeur à usurper l’identité d’un fournisseur et de contacter une entreprise cliente pour l’informer d’un prétendu changement de coordonnées bancaires.
  • La fraude à la fausse facture : ici, le fraudeur se fait passer pour le fournisseur d’une entreprise pour recevoir le versement d’une facture sur un faux compte bancaire.

Pourquoi la fraude au virement touche les grandes entreprises ?

Nous l’avons vu, ce sont les grandes entreprises qui sont ciblées en priorité par les fraudeurs. 

La raison en est simple : plus solides financièrement (les fraudeurs espèrent détourner des montants élevés), elles ont aussi des processus de contrôles de données des tiers relativement fragiles. En effet, ces contrôles sont généralement réalisés par un seul département, manuellement et de manière non régulière. 

Or, l’absence de processus partagés (contrôles à 4 yeux) et de ségrégation des tâches génère des failles, et rend les entreprises plus vulnérables aux fraudes.

Que faire en cas de fraude ?

En cas de fraude avérée, il est important de suivre les étapes suivantes : 

  • Prévenir les collaborateurs (en premier lieu, les directions financières et les services comptables) et les informer, le cas échéant, des nouvelles règles de sécurité ; 
  • Prévenir les autorités compétentes (Service des impôts des entreprises ou DGCCRF du département où se situe le siège de votre entreprise) ; 
  • Contacter sa banque pour bloquer le virement frauduleux (le délai doit être compris entre 24 et 48 heures) et/ou demander la modification de ses identifiants ; 
  • Revoir immédiatement les processus de contrôle, en recourant de préférence à l’automatisation
  • Déposer plainte auprès des services de gendarmerie ou de police.

Fraude au virement, comment se protéger ?

Si les fraudes au virement sont de plus en plus répandues, elles ne sont pourtant pas une fatalité. Il existe en effet des moyens de se protéger. A ce titre, la meilleure solution réside dans l’anticipation ! Pour cela, il convient de renforcer les processus de contrôle tout au long de la chaîne et d’opter pour l’automatisation des contrôles. 

L’automatisation permet ainsi de vérifier et contrôler l’identité des fournisseurs, ainsi que la validité des pièces justificatives (RIB, factures, etc). Elle permet également d’éviter les règlements frauduleux, en alertant les directions financières de l’existence de deux RIB distincts dans les systèmes de facturation. 

Trustpair propose ainsi une plateforme unique pour automatiser le contrôle des coordonnées bancaires, et aider les entreprises à se protéger au maximum des risques de fraude. 

Catégories : Finance

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