Devenir freelance, c’est à la fois faire le choix de plus de liberté, mais aussi de moins de sécurité. Gagner en indépendance a, certes, ses avantages, mais peut devenir moins agréable lorsqu’on se retrouve seul pour relancer un client qui tarde à régler sa facture. Aujourd’hui, aucun freelance ne peut se vanter d’être à l’abri d’un retard de paiement ou d’un impayé, d’où l’importance de s’y préparer, pour les éviter autant que possible.

Comment anticiper les retards de paiement et les impayés ? 

La première étape est de bien savoir choisir ses clients. Il est souvent tentant de dire oui à toutes les propositions que l’on reçoit lorsqu’on est freelance, pour faire augmenter son chiffre d’affaires et fidéliser de nouveaux clients, mais ce n’est pas toujours le choix le plus judicieux. 

Même s’il est parfois difficile d’obtenir des informations sur son client, il est toujours préférable de se renseigner, pour savoir à qui l’on a affaire. S’il s’agit d’une entreprise, elle doit disposer d’une adresse, un site, un historique de ses activités… tant d’indices qui indiquent qu’il s’agit d’une entreprise sérieuse. Il est aussi rare qu’une entreprise faisant appel à un freelance, n’en ait pas contacté d’autres par le passé. Cela peut être une bonne piste pour juger de son engagement, notamment en demandant des avis, sur un forum, à d’autres freelances, qui ont pu potentiellement travailler avec elle par le passé. S’il s’agit d’un particulier, il est plus prudent de vérifier sa présence sur internet, à la fois sur les réseaux sociaux, mais aussi s’il dispose d’un blog ou d’un site. Plus il est présent sur la toile, moins il y a de chance qu’il prenne le risque d’entacher sa réputation.

Le deuxième bon réflexe à avoir est de rédiger un devis ou un contrat. Il est important de vérifier que le document est à la fois clair et précis, pour éviter toute confusion et s’assurer, qu’une fois les conditions signées par les deux parties, ce document puisse faire office de justificatif légal en cas de litige. 

Il est aussi préférable d’y spécifier la ou les dates d’échéance, en cas de paiement en plusieurs fois, ainsi que le montant des intérêts à verser en cas de retard. Cela permettra de décourager les mauvais payeurs et pourra toujours, dans le cas contraire, faire office de compensation. Attention, néanmoins, il ne faut pas que la date choisie excède les 60 jours après l’émission de la facture. 

Il peut aussi être plus rassurant de demander un acompte en début de mission. Cet acompte représente en général environ 30 % du prix final exigé et permet, même s’il ne couvre pas la totalité du prix de la prestation, d’assurer partiellement le freelance. De plus, cet acompte peut lui aussi servir de preuve en cas de litige avec le client. 
Enfin, pour éviter de risquer des poursuites ou même de devoir relancer un client qui tarderait à payer sa commande, il existe des solutions de paiement sécurisées adaptées aux freelances. C’est par exemple le cas de Spayce, une plateforme de paiement, qui a pour but d’éviter les impayés chez les freelances. Le principe est simple, le freelance transfert ses fichiers via Spayce et indique le montant que le client devra payer pour la prestation. Ce dernier reçoit un lien lui permettant de prévisualiser les documents, qu’il ne pourra véritablement télécharger qu’après avoir payé.

Je suis face à un retard de paiement, que dois-je faire pour éviter l’impayé ?

Il se peut que malgré toutes les précautions prises au préalable, le paiement ne soit pas effectué à temps. 

Si cela se produit, essayez dans un premier temps de solutionner le problème à l’amiable en persuadant le client de vous régler le montant dû. La plupart du temps, cela se fait via une lettre de relance qui servira de rappel pour le débiteur, mais il est possible qu’un simple appel téléphonique pour le lui rappeler suffise. Il importe de respecter cette étape, qui permettra en outre de conserver une relation professionnelle positive avec votre client en cas de simple oubli de sa part, ou de paiement en attente, par exemple.  

La mise en demeure constitue la prochaine étape à mettre en œuvre si le paiement n’a toujours pas eu lieu, malgré la lettre de relance.  Il s’agit d’une étape primordiale, étant donné qu’elle fera office de preuve légale en cas de procédure judiciaire, à enclencher si malgré toutes les démarches prises aucune n’a poussé le débiteur à régler la somme convenue. 

Dès la date d’échéance passée, les pénalités de retard sont dues de plein droit, c’est-à-dire que vous pouvez entamer la procédure judiciaire. Néanmoins, ce n’est pas une décision à prendre de manière inconsidérée, puisqu’elle risque de léser la relation avec le client. 

Que faut-il retenir ?

Faites preuve de vigilance lorsque vous travaillez avec de nouveaux clients, ne vous précipitez pas dans les démarches car vous risquez de sauter des étapes importantes, et soyez exhaustifs.

Lorsqu’un client a du retard concernant le paiement, restez indulgents et privilégiez toujours la résolution à l’amiable pour protéger votre relation. 

Notre dernier conseil : n’entamez une procédure judiciaire qu’en dernier recours !

Catégories : Freelance

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